le Dieu du Ciel : meilleure brasserie québécoise ?

par Sébastien Chion Email

Avant de partir faire le tour des pubs Irlandais, je vous avais promis un survol de toutes les places montréalaises où trouver des bières de micro-brasseries. Il est temps, donc, que je m’atèle de nouveau à la tâche, en revenant là où tout a commencé… C’est en effet au Dieu du Ciel, il y a environ 5 ans de cela, que j’ai eut le premier aperçu du merveilleux potentiel des bières québécoises. À l’époque, j’avais une nette préférence pour les noires avec, comme référence évidente, la Guinness (même si depuis, le Québec m’a appris à apprécier les bières rousses-ambrées-dorées qui, selon moi, sont les bières les mieux brassées ici). Coup de coeur à l’époque pour une stout, la Déesse Nocturne, et sa douce amertume rappelant délicatement la Guinness, avec une longueur en bouche un peu plus prononcée toutefois…

Il aura fallu cinq ans et une soirée conte pathétique chez un brasseur voisin pour que je retourne au Dieu du Ciel avec ma belle compagne. Mais ce soir là, la Déesse nocturne n’est pas à l’affiche (heureusement, elle existe encore ; simple rupture de stock probablement)… L’ambiance n’a pas changé : une salle pleine de jeunes de 25-30 ans, un niveau sonore assez élevé, atmosphère agréable, joyeuse, festive. La clientèle semble être composée en grande partie d’habitués, qui se connaissent et se reconnaissent. J’aime bien le lieu, personnellement, même si c’est un peu dense…

Il y a quinze noms sur la carte des bières. Ma douce prendra une « Mea Culpa ». Pour moi, ça sera la « Grande Noirceur » ; une stout impériale à 9°. Je commande une pinte, mais le serveur me dit que celle là, ils ne la servent qu’en verre. Je suis surpris, un peu, mais n’ai guère le choix de toute façon… Pour moi, contrairement au vin qui se déguste lentement, une bière doit toujours se découvrir avec quelques grandes gorgées ; mais dès la deuxième, mon palais est saturé de merveilleuses sensations… La Grande Noirceur est une bière très licoreuse, très épaisse, caramélisée et très consistante. Que du bonheur ! Une autre agréable surprise : la qualité de la mousse ; très souvent délaissée par les brasseurs, la mousse fait pourtant partie intégrante de la personnalité d’une bière (et c’est l’une des grandes qualités des bières irlandaises) ; celle de la Grande Noirceur est épaisse, agréable, très légèrement sucrée. Je comprends vite, par contre, pourquoi il ne la serve qu’en verre… Outre le degré d’alcool élevé, c’est une bière tellement épaisse que, malheureusement, on s’en trouve vite saturé, et à la fin du verre, même si c’est une des meilleures bières qu’il m’ait été donné de goûter, j’en ai eu assez.

J’ai également volé quelques gorgées dans le verre de ma voisine ; là encore, une bière avec une personnalité bien à elle, une originalité sans pareil. Et puis, oh ! bonheur, depuis quelques temps, le Dieu du Ciel vend également ses bières en bouteille, ce qui m’a permis de tester aussi la Dernière Volonté… Jamais de déception quand à la qualité des bières du Dieu du Ciel… Bref, pour moi la meilleure brasserie Québécoise !

Le Dieu du Ciel, 29 Laurier Est (coin Clark, une rue à l’ouest de St Laurent).
Pour ceux que ça intéresse, également présent au mondial de la bière (dont je vous parle très bientôt, c’est promis).

1 commentaire

Commentaire de: Serge [Visiteur]
À propos de la Brasserie Dieu du ciel:

http://www.ratebeer.com/RateBeerBest/bestbeers_012009.asp
07/30/09 @ 22:11

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